Accueil

SENSK SUISSE
Genève cette année, les surprises ne seront pas venues des stands sur lesquels nous aurions misé... Réputée pour être la grand-messe des préparateurs, lesquels confondent souvent luxe avec ostentation et mauvais goût, cette édition aura respu.té la tradition avec des créations à l'esthétique discutable massacrant allègrement des véhicules exclusifs, tandis que les savoureuses nouveautés attendues chez les constructeurs de sportives ont trop souvent déçu. La Bugatti Chiron, vedette attendue du salon, fut la plus grande déception. En dépit de performances stratosphériques, elle souffre d'un design peu assumé. Les thèmes stylistiques exprimés sont familiers, parfois datés, tels les phares avant à l'expression basique, même si certains éléments identitaires comme la découpe de profil en parenthèse "sauvent le navire". L'ensemble manque cruellement de caractère et de sophistication, éléments pourtant intrinsèquement liés à Bugatti. Même sentiment chez Lamborghini. Une Centenario caricaturale, exagérant tous les codes des très réussies Hwaoin et Aventador, aboutit à un objet parodique et dénué d'intérêt tant le style est ewessif Bien que les proportions du véhicule, très large et proche du sol, soient excitantes, la multiplication d'ersatz stylistiques usés donne une impression de mille-feuilles brutal et simpliste. Lamborghini, qui arborait jusqu'a présent des thèmes efficaces n'a pas su se renouveler. La finesse qui fait défaut aux maisons les plus exclusives s'est exprimée chez les marques généralistes qui ont su proposer des véhicules cohérents avec leur philosophie, novateurs et pertinents, à Humage d'Opel qui dévoilait le concept GT, descendant de l'Experimental CT de 1965, vision optimiste et raisonnable de la sportive. Comme son aïeul, il présente un certain nombre